La relation entre l’automatisation des processus robotisés (RPA) et l’ordonnancement

par janvier 23, 2018

Comment situer l’avènement de l’automatisation des processus robotisés (RPA) dans le contexte de l’automatisation ?

La relation entre l’automatisation des processus robotisés et l’ordonnancement

La RPA (Robotic Process Automation), aka l’automatisation des processus robotisé, un concept qui a émergé ces dernières années, est encore en phase d’évolution rapide, sans que son statut ni son objectif n’aient été clairement définis. Pas étonnant, dans ce contexte, que les fournisseurs soient en pleine phase d’expérimentation, et naviguent à vue, avec plus au moins de bonheur. Pourtant, nous pouvons être certains que l’intelligence artificielle et l’apprentissage machine (Machine Learning) continueront à se développer et impacteront les solutions d’automatisation dans leur ensemble, même si on ne les retrouve pas encore régulièrement dans la RPA. Il est en effet intéressant de souligner que le terme « robotique » est inapproprié et désigne avant tout la capacité d’un outil à effectuer des tâches à répétition, loin, à première vue, de l’intelligence artificielle. La RPA est surtout utilisée pour reproduire des actions au niveau de l’interface applicative, et ses processus se basent sur des étapes définies. Un de ses avantages, c’est que ses règles ne nécessitent pas de codage et peuvent être comprises par des utilisateurs non-techniques.  Pour faire simple, la RPA manipule des applications logicielles en imitant le comportement humain, par le biais de tâches basées sur des règles précises. Gartner élucide ce point en décrivant la RPA comme un « employé virtuel », suggérant ainsi qu’elle est particulièrement adaptée pour aider les travailleurs manuels, voire même les remplacer.

Forces et faiblesses de la RPA

Les bénéfices clé de l’implémentation d’une solution de RPA sont une réduction importante de coûts et une plus grande rapidité dans l’exécution des tâches manuelles. Selon l’Institut du Robotic Process Automation, ces bénéfices peuvent être obtenus par « toute entreprise ayant recours à une main d’œuvre à grande échelle, pour des tâches ne nécessitant pas de compétence particulière, et où les employés exécutent des processus hautement transactionnels, en grand volume »

Il est évident que la RPA est adaptée à des charges de travail de grand volume ne nécessitant pas de processus de décision. Pour autant, elle ne devrait pas constituer la seule stratégie d’une entreprise. Le retour sur investissement de la RPA est fonction de l’économie en temps des utilisateurs, et d’une amélioration de l’exactitude ; il dépend de la souplesse de l’activité. Or, la souplesse n’est pas de mise dans les activités nécessitant de fréquentes interventions manuelles.

Par ailleurs, lorsqu’il est nécessaire de créer et de déployer une large palette de « bots » pour exécuter nos applications, nous créons de facto de nombreux îlots d‘exécution –certains dissimulés et transparents pour l’entreprise. Il devient par conséquent difficile de savoir si le « bot » fonctionne, et d’avoir de la visibilité sur ses actions passées et futures.

Avec ou sans automatisation

En dépit de ses atouts, (réduction des coûts, utilisateurs sans compétences particulières, etc.), l’implémentation isolée d’une solution de RPA est extrêmement limitée. Elle ne crée de la valeur que sur des aspects très précis, et doit donc être intégrée dans une stratégie d’automatisation plus vaste pour être bénéfique à l’entreprise moderne. L’implémentation d’une solution d’automatisation (WLA) globale offre plus de latitude à l’entreprise. Les fonctions vitales d’une entreprise dépendent étroitement de ses processus métier, et ces derniers consistent en bien plus qu’une simple assistance aux activités des utilisateurs à certaines étapes bien définies. Une solution d’ordonnancement modélise par ailleurs l’activité des utilisateurs ; elle va donc bien au-delà du périmètre de la RPA en vérifiant le résultat de ces activités et en s’intégrant aux multiples facettes d’un processus. Même si les utilisateurs finaux ne créent pas de « bot » lorsqu’ils utilisent une solution d’ordonnancement, ils peuvent tout à fait inclure dans leur stratégie d’automatisation des scénarios répétables pour les interfaces existantes.

Les avancées techniques permettent aux fournisseurs de RPA de rajouter des fonctionnalités spécifiques aux applications cœur de métier, mais ils ne peuvent pas encore déterminer le résultat métier d’un processus. Et dans des environnements où il est judicieux d’installer une solution de RPA à grande échelle, il est indispensable de synchroniser l’ensemble des activités depuis une plateforme centrale, pour gagner en visibilité et devenir proactif dans la transmission des résultats à l’entreprise.